New Video II!

Brieuc Vourch, 22, former student of Itzhak Perlman, Aaron Rosand and now Boris Kuschnir has performed in numerous concert venues around Europe and the United States and for prestigious personalities such as The Late Shimon Peres, President of Israel and Emmanuel Macron, President of France. He took part in the Verbier Festival Academy, The Schleswig-Holstein Music Festival Young Soloists Masterclasses and is a member of The Paris Chamber Music Center under the artistic direction of cellist Jérôme Pernoo. In this video, he plays with pianist Vincent Mussat, currently studying at the Conservatoire National Supérieur de Musique in Paris.

Artists: 
-Brieuc Vourch, Violin
-Vincent Mussat, Piano

New Video!


Brieuc Vourch, 22, former student of Itzhak Perlman, Aaron Rosand and now Boris Kuschnir has performed in numerous concert venues around Europe and the United States and for prestigious personalities such as The Late Shimon Peres, President of Israel and Emmanuel Macron, President of France. He took part in the Verbier Festival Academy, The Schleswig-Holstein Music Festival Young Soloists Masterclasses and is a member of The Paris Chamber Music Center under the artistic direction of cellist Jérôme Pernoo. In this video, he plays with pianist Vincent Mussat, currently studying at the Conservatoire National Supérieur de Musique in Paris.

Artistes: 
-Brieuc Vourch, Violin
-Vincent Mussat, Piano

Production:
-John Blanch, Director
-Agnieszka Biolik, Production Manager
-Etienne Collard, Sound Engineer

www.jblanchproductions.com

Place:
- Paris, France

©J.Blanch Productions/Brieuc Vourch

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Brieuc at the Philippe Jaroussky Academy

Brieuc is in residency at The Philippe Jaroussky Music Academy in Paris this week.

Final concert on Friday Dec. 15th at La Seine Musicale.

 

Program

Dimitri Shostakovitch Trio n°2

 

Artists performing with Brieuc Vourch

 

Caroline Sypniewski Cello

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Née en novembre 1992 à Toulouse, Caroline Sypniewski commence le violoncelle avec Lluis Claret et Blandine Boyer au Conservatoire de Toulouse. Elle poursuit ensuite ses études au CRR de Paris, avant d'entrer à l'unanimité au CNSM de Paris dans la classe de Jérôme Pernoo. 

Elle étudie en parallèle le piano en cycle spécialisé au CRR de Paris dans la classe de David Saudubray et est diplômée du prix d'accompagnement au CRR de Boulogne-Billancourt.

Tout au long de son parcours elle s'est produite dans les meilleures salles d'Europe sous la baguette de chefs les plus prestigieux comme Tugan Sokhiev, Hebert Bloomstedt, Myung Whun Chung, en étant remarquée aux auditions du Gustav Malher Jugendorchestra, de l'académie de l'orchestre philharmonique de radio-france consécutivement avec celle de l'orchestre de Paris. 

Elle se perfectionne également auprès d'éminents musiciens comme Gary Hoffman, Wolfgang Boettcher, le quatuor Ébène, en étant sélectionné pour de nombreuses master classes et académies telles que l'académie de Villecroze, les Cello Masterclasses à Kronberg, l'Académie de Noyers, la Carl Flesch Academy, où Caroline fut invité à jouer en soliste le concerto de Dvorak avec l'orchestre philarmonique de Baden-Baden.

Caroline s'est produite dans de nombreux festivals tels que les Rencontres de Calenzana, festival de la Vézère, Tons Voisins à Albi, les Concerts de Poche, les Nuits du Mont-Rome, festival Jeune Talents, et a fait plusieurs apparitions à la radio, notamment dans l'émission de Gaëlle le Gallic, ou Arielle Buteaux sur France musique.

Caroline est bénéficiaire d'une bourse du lion's club.

 

Célia Oneto Bensaid Piano

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Issue d'une famille d'artistes comédiens, Célia Oneto Bensaid se tourne, elle, vers le piano. En 2010, admise à l'unanimité au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, elle en ressort diplômée de trois prix de Master obtenus avec les meilleurs mentions en piano, musique de chambre, direction de chant instrumental dans les classes de Claire Désert, Florent Boffard, Anne Le Bozec, Erika Guiomar, et Ami Flammer.
Elle y suit actuellement les classes en master d'accompagnement vocal d'Anne Le Bozec, et instrumental de Jean-Frédéric Neuburger. Elle y a également suivi les cours de musique de chambre, d'accompagnement et de lied, Philippe Bernold, Daria Hovora, Jeff Cohen et Susan Manoff.
Elle se perfectionne également auprès de Rena Shereshevskaya depuis 2009, et désormais à l'Ecole Normale Alfred Cortot.

Tout au long de son parcours, Célia a eu la chance de recevoir les conseils (depuis ses 16 ans) de Brigitte Engerer et  Jean-Claude Pennetier. Elle participe également à de nombreuses master classes avec Anne Queffélec, Maria Jao Pires, Philippe Bianconi, Bruno Rigutto et Jacques Rouvier.

 Elle se produit régulièrement en concert en France et à l'étranger (Italie, Espagne, Angleterre, Suède, Suisse, Algérie) dans des salles telles que la Philharmonie de Paris, le Théâtre du Châtelet, l'auditorium de la Cité de la Musique, , le Palais de l'Athénée de Genèvel’Hôtel de Soubise, le Petit Palais, la Grange de Meslay, l'auditorium du Musée d'Orsay, la Salle Cortot, l'auditorium du Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme, le Grand salon des Invalides, le Château de Lourmarin, le Moulin d’Andé, le Prieuré de Chirens, le Reid Hall, le théâtre Adyar (Concerts d'Esther), le Couvent des Récollets ("Pianissimes"), le Château d'Ecouen, le théâtre de l'Encre en Guyane (Cayenne) mais est également invitée à jouer dans les festivals de La Roque d'Anthéron, la Folle Journée de Nantes, Le rivage des voix, Les sons d'une nuit d'été (Suède), Arts Terra, Piano Campus, Auvers-sur-Oise, Voix-là, Pianoscope (dernière édition dirigée par Brigitte Engerer), le festival d'Elne, les concerts d'Esther, et le festival Cziffra de SenLiszt.
Sur les ondes, on la retrouve régulièrement sur France Musique ("Génération Jeunes Interprètes", concerts en direct de La Roque d'Anthéron, "Le magazine des festivals"), mais également dans l'émission "Classicora" de Frédéric Hutman.
 
On a aussi pu l'entendre avec l’orchestre de la Garde Républicaine dans le 3ème concerto de Beethoven, sous la direction de François Boulanger, dans le 4ème concerto de Beethoven et To Bill or not to Bill de Raymond Alessandrini avec l'orchestre Mélo'Dix sous la direction de Fabrice Parmentier  ; elle interprète en 2013 le 1er concerto de Chopin dans sa version quintette.
 
Chambriste passionnée, elle compte parmi ses partenaires privilégiés la violoniste Raphaëlle Moreau, la soprane Marie˗Laure Garnier, la mezzo Fiona McGown, ainsi que les altistes et clarinettistes Manuel Vioque-Judde et Bertrand Laude avec lesquels elle forme le trio Märchen.
 
Lauréate de nombreux concours internationaux, citons notamment en 2012 le 1er prix ainsi que le prix du public au concours international Claude Bonneton, en 2013, elle est l'unique européenne finaliste et boursière au concours international  Francis Poulenc et est la seule lauréate pianiste 2013 de la fondation CZIFFRA. Enfin en 2014, elle gagne le 3ème prix au concours international Gabriel Fauré présidé par Jean-Philippe Collard (1er prix non attribué). Elle remporte le Campus d'Argent, le prix de la Sacem (pour la meilleure création avec orchestre), le prix du magazine Pianiste, du site jejouedupiano.com et le prix spécial Dutilleux en 2015 au concours international Piano Campus.
En 2016, elle est élue Révélation Pianissime (saison de concerts parisienne et lyonnaise), et devient lauréate de l'Académie Ravel à Saint-Jean de Luz. En 2017, elle devient boursière de la fondation YAMAHA, et reçoit le prix du public de la Société des Arts de Genève attribué par la Fondation Manpower SA. Elle est désormais soutenue par l'entreprise SAFRAN.
                                                                 
            Sur la saison 17/18, elle intègre la promotion Mozart de l'Académie Jaroussky localisée à la Seine Musicale de Boulogne-Billancourt.
Elle enregistrera également aux côtés de Raphaëlle Moreau un CD dans le cadre des séries "Jeunes Solistes" de la Fondation Meyer du Conservatoire de Paris.
Elle obtient le prix André Boisseaux en 2017, d'une valeur de 10 000 euros lui permettant d'enregistrer son premier CD solo (Bersnetin, Gershwin) chez le label Soupir qui sortira à l'été 2018.

 

 

 

 

 

 

End of The Ne Parlez Pas de Mahler's Paris Chamber Music Center Session in Paris

The Paris Chamber Music Center clotured his first session this Saturday.

Cast, gallery and reviews below.


Program 

Poulenc, Valse-improvisation sur le nom de BACH pour piano
Bach, Contrepoint XIX de l'Art de la Fugue
Haydn, Les Sept dernières Paroles du Christ (Extraits) pour quatuor à cordes
Ducros, La Mort du Poète pour baryton, cordes et piano
Beethoven, Variations sur la Flûte enchantée de Mozart pour violoncelle et piano
Mahler, Les Chants d'un Compagnon errant (arr. Arnold Schönberg)

 

Artists

Laurent Naouri, baryton
Javier Rodriguez, flûte
Bertrand Laude, clarinette
Nadia Bendjaballah, percussions
Sophie Aupied, accordéon
Ryo Kojima, violon
Brieuc Vourch, violon
Tanguy Parisot, alto
Caroline Sypniewski, violoncelle
Cécile-Laure Kouassi, contrebasse
Yedam Kim, piano

 

Artistic Direction

Jérôme Pernoo

 

Reviews

 

Les Echos.fr 

https://www.lesechos.fr/industrie-services/services-conseils/0301001219265-comment-le-centre-de-musique-de-chambre-de-paris-depoussiere-le-classique-2137041.php#xtor=CS1-31#pg5EXGCUZkGLUtkM.01

Concerts théâtralisés, cafés-chorales, spectacles dans le noir… Jérôme Pernoo capte le public en alliant qualité et hors-piste.

Dans l'abondante offre musicale parisienne, le Centre de musique de chambre de Paris, qui attaque sa troisième saison dans la très belle salle Cortot, fait figure d'OVNI. C'est probablement pour cela que son public y est plus jeune que dans les autres concerts classiques. Imaginée par le violoncelliste de grand talent Jérôme Pernoo, cette offre a, à son échelle, les mêmes objectifs que la Philharmonie de Paris : démocratiser la musique dite savante , et renouveler les spectateurs en cassant les codes. « L'an dernier nous avons enregistré sur l'année 10.000 entrées. C'était folie d'inventer ces séries de concerts programmés trois semaines d'affilée avec des musiciens peu connus mais le bouche à oreille a payé ! » se réjouit le fondateur.

Ici l'ambiance est on ne peut plus décontractée. Si le même programme est proposé pendant trois semaines, c'est pour que l'on puisse y venir quasiment sans réserver, comme au cinéma. A chaque soirée sa succession de propositions. Il y a un premier concert à 19 h 30 pour promouvoir de jeunes talents (actuellement le Quatuor Zaïde qui joue du César Franck). Puis entre 20 et 21 heures, on peut écouter un compositeur contemporain jouant un extrait d'une de ses oeuvres en gestation : le « Freshly Composed ». Et soutenir son achèvement grâce au financement participatif sur internet. 

Bach and Breakfast

En seconde partie de soirée, Jérôme Pernoo propose un concert théâtralisé. Jusqu'au 9 décembre, c'est « Parlez pas de Mahler ! » . L'humour n'empêche pas la qualité car le concert est joué par « la troupe » du centre composée d'une vingtaine de musiciens confirmés. On peut même vivre des expériences exceptionnelles, comme le 14 décembre prochain, ce Dark Concert, entièrement dans le noir, pour aiguiser ses sens auditifs ! 

Certains dimanches matins, le centre organise un Bach & Breakfast : après un petit déjeuner pris avec les artistes, on se lance dans une chorale pour interpréter une cantate de Bach : café, croissant, karaoké !

L'écrin de la salle Cortot

Et le tout donné dans un écrin : la salle Cortot est un chef d'oeuvre Art Déco construit par le célèbre Auguste Perret en 1929 au sein de l'Ecole Normale de Musique de Paris. L'écoute y est chaleureuse et intimiste. « Cette salle de 400 places, j'en suis amoureux depuis mon adolescence. Et quand j'ai réfléchi à mon projet, depuis vingt ans déjà, j'ai tout de suite pensé à cette scène » confie Jérôme Pernoo. « C'est une salle magique qui garantit une belle proximité avec les artistes » renchérit Françoise Noel Marquis, la directrice de la seule école européenne de ce type 100% privée, qui accueille 800 étudiants et à qui le Centre de musique de chambre apporte un surcroît de notoriété: Jérôme Pernoo auditionne les meilleurs élèves de l'école pour les associer à sa programmation.

Le Centre est aussi un projet professionnel qui a fait travailler près de 150 musicien lors de la dernière saison ainsi qu'un projet éducatif avec ses programmes de sensibilisation à destination des établissements scolaires. 

Des cartes pour y aller en tribu

Après deux saisons, une communauté de spectateurs se forme, d'autant que Jérôme Pernoo a concocté des cartes multi-accès non nominatives : on peut ainsi inviter son entourage facilement à découvrir ce bon plan. Les cartes de 5 places sont à 35 euros, celles de 8 places à 60 euros, pour pouvoir venir en tribu. Il y a même des cartes illimitées (100 euros par personne, 160 pour deux) pour ne rien manquer de la centaine de représentations données ... 

Autant dire qu' il n'a pas été facile de réunir les fonds nécessaires à la réussite de ce projet , pourtant bien en phase avec la volonté d'éducation artistique d'Emmanuel Macron ou du Ministère de la Culture. Le Centre de musique de chambre dispose d'un budget de 290.000 euros dont la seule subvention, de la ville de Paris, ne couvre que 3% ! La billetterie couvre elle 18%, car l'idée est que les tarifs soient très accessibles , le soutien des sociétés civiles telle l'Adami 10%, les partenariats artistiques 6%. 

Mécénat et financement participatif

C'est le mécénat qui alimente pour 62% ce budget : un record dans le monde des musiques savantes . Citons celui des fondations Carasso et Total, du spécialiste des enceintes haut de gamme Devialet, du Crédit Agricole d'Ile de France, de Quadrille Capital. Des institutions comme la MC 93 à Bobigny et la Ferme du Buisson à Noisiel, accompagnent également Jérôme Pernoo dans la diffusion des concerts et des programmes éducatifs. La troupe peut même répéter à la Ferme du Buisson.

Enfin les spectateurs eux-mêmes jouent le jeu. A la fin de la dernière saison, alors que le Centre accusait un déficit, l'appel au don lancé a été entendu par le public, soucieux que cette louable aventure continue : « il a apporté 25.000 euros en 15 jours ! » se félicite Jérôme Pernoo. Et d'ajouter : « Il y a un cercle vertueux avec le mécénat, je dis aux spectateurs, soyez votre propre ministre de la culture ! ».

Martine Robert

 

Concertclassic.com

http://www.concertclassic.com/article/rentree-du-centre-de-musique-de-chambre-de-paris-ils-font-un-mahler-compte-rendu

Paris s’est certes doté de salles de concerts remarquables depuis quelque temps mais, cela n’y change strictement rien, le plaisir est toujours aussi grand de vivre un moment de musique à la salle Cortot, écrin parfait que le grand Alfred complimentant l’architecte Perret qualifia de « Stradivarius ». Un écrin de plus en plus fréquenté depuis que la veille dame de la rue Cardinet est sortie d’une longue torpeur. La création du Centre de Musique de Chambre de Paris en 2015, à l’initiative du violoncelliste Jérôme Pernoo, aura à cet égard joué un rôle décisif et les choses ne sont pas près de changer si l’on en juge par les qualités du programme sur lequel s’ouvre la saison 2017-2018 du Centre. Il se donne les jeudis, vendredis et samedis jusqu’au 9 décembre.

En première partie de soirée, le Quatuor de César Franck sous les archets du Quatuor Zaïde (Charlotte Juillard, Leslie Boulin Raulet, Sarah Chenaf, Juliette Salmona). Tous les quatuors ne connaissant pas le sort – mérité ô combien ! – de ceux de Debussy, Ravel et Dutilleux : avec les Quatuors de Lalo, de Chausson ou, au XXe siècle, celui – touffu mais si fascinant – de Florent Schmitt (puisse le Centre de Musique de Chambre y penser un jour ...), l’ouvrage de Franck fait partie de ces solitaires du répertoire chambriste que l’on n’entend pas assez souvent. Après avoir signé il y peu un très bel enregistrement du Quatuor en ré majeur – couplé avec Chanson perpétuelle de Chausson (1) – les Zaïde reviennent à cette partition en concert.
Dès l’attaque du mouvement initial, la franchise et la plénitude que le premier violon met dans l’énoncé du thème fondateur signalent des interprètes au cœur de leur sujet. On les suit avec un bonheur sans mélange dans les complexes entrelacs de l’ultime réalisation chambriste de Franck, au fil d’une interprétation tout à la fois dense et aérienne (fabuleux Scherzo !), engagée, charnelle et intensément lyrique, jusqu’à la puissante conclusion de l’Allegro molto.

Vient le moment de la seconde partie de soirée, occupée par le concert-spectacle conçu autour d’une œuvre fameuse, en l’occurrence Les Chants du Compagnon errant de Mahler (dans l’arrangement chambriste d’A. Schoenberg) confiés à Laurent Naouri. Ces quatre lieder constituent la prenante conclusion d’un « Parlez pas de Mahler ! » dont des pages de Poulenc, Bach, Haydn, Jérôme Ducros et Beethoven forment les autres ingrédients. Marianne Pernoo-Bécache (dramaturgie), Amélie Compain et Jean-Rubak (animations), Iris Feix (régie et lumières) ont imaginé un spectacle que l’on se gardera bien de trop déflorer. Il y est question de palindrome, d'échanges sms ; le résultat s'avère incroyablement vivant, prenant et surprenant (jamais vous n’aurez entendu de cette façon le Tremblement de terre des Sept dernières Paroles du Christ !), drôle et émouvant. Il prouve en outre que le Centre de Musique de Chambre a franchi un cap qualitatif décisif quant à la mise en œuvre technique de ses projets.

Totalement impliqué, qu’il s’agisse de Mahler ou de La Mort du Poète de J. Ducros, Laurent Naouri parvient à une osmose parfaite avec les jeunes membres de la troupe du Centre de Musique de Chambre (2), qui, jouant le plus souvent par cœur, s’impliquent corps et âme et se meuvent au cours d’un spectacle impeccablement réglé. Courrez découvrir « Parlez pas de Mahler ! » toutes affaires cessantes et n’hésitez pas à entraîner vos amis, qu’ils soient amateurs de classique où totalement novices, voire même un brin réfractaires ; vous pourriez être étonné du résultat ...

Alain Cochard

Toutelaculture.com

http://toutelaculture.com/musique/classique-musique/ouverture-de-saison-3-centre-de-musique-de-chambre-de-paris/


Renouveler la perception du concert


Cela se décline en trois période, de novembre à décembre, puis de janvier à février, et enfin, en mars. Un même programme par période est présenté pendant trois semaines, neuf fois au total. À quoi s’ajoute le désormais fameux « Bach & breakfast », concert participatif un dimanche matin par période pour venir répéter et chanter en concert des cantates de Bach, ainsi que des soirées spéciales.
Tout se résume par cette phrase que l’on peut lire sur le site du Centre : « L’ambition du Centre est de renouveler la perception du concert, en transformant sa forme, en jouant sur l’accessibilité des œuvres et la proximité des interprètes, en se concentrant sur le plaisir du spectacle vivant. »


Le Quatuor Zaïde dans le quatuor de Franck


Le 23 novembre dernier, la « saison 3 » du Centre s’est ouvert à la Salle Cortot. L’ambiance est détendue, la salle est pleine de jeunes gens, certainement des amis et des connaissances de musiciens (et eux-mêmes musiciens, visiblement). Après une brève présentation par Jérôme Pernoo, directeur artistique du projet, le quatuor Zaïde interprète le Quatuor de César Franck, une très belle œuvre mais curieusement très mal connu. Les quatre jeunes femmes (Charlotte Juillard, Leslie Boulin Raulet, Sarah Chenaf et Juliette Salmona), inspirées et investies, imposent naturellement une écoute attentive chez les auditeurs, si concentrés que personne n’applaudit après une formidable performance, avec de beaux phrasés et des tensions bien dosées dans chaque mouvement… malgré la mention encadrée et en majuscule dans le programme : « APPLAUDISSEZ QUAND VOUS VOULEZ ! » suivi d’une petite explication : « La mode du XXe siècle qui consiste à ne pas applaudir entre les mouvements d’une œuvre est historiquement absurde. »
À la fin de cette première partie de la soirée, une petite collation pour ceux qui veulent, et pendant que d’autres gagnent leur place pour la deuxième partie, le jeune compositeur John Gade présente ses Trois petites pièces dans le cadre de « Freshly composed ».

« Parlez pas de Mahler ! »


On assiste ensuite au concert-spectacle « Parlez pas de Mahler ! » autour des Chants d’un compagnon errant de Gustave Mahler. On voit d’abord sur le mur de la scène se projeter des bulles de SMS (avec des bruits d’écriture et d’envoi) invitant au spectateur d’éteindre le portable, mais le message ne s’arrête pas là. Ces textos ponctués de smiley introduisent efficacement et avec humour chaque œuvre, suscitent des sourires de l’assistance, et font détendre l’atmosphère de la salle déjà bien à l’aise par rapport aux autres concerts de la musique classique. Le programme (voir ci-après), éclectique dans le style mais cohérent dans l’esprit, est assuré par dix jeunes instrumentistes et le baryton Laurent Naouri. Pour le contrepoint XIX de l’Art de la fugue de Bach (arrangé pour dix instruments), le sujet, le contre-sujet et leurs variants sont projetés sur le mur au moment exact de leur passage. Le fait de voir ces éléments se dérouler les un après les autres ou s’enchevêtrer comme un puzzle, rend la fugue plus familière, voire amusante.
On doit ensuite confronter un terrible tremblement de terre imaginé par Haydn, ici avec des instruments utilisés souvent dans la musique baroque, avant d’assister à La mort du Poète sur un poème de Lamartine (« Le poète mourant », tiré des Nouvelles méditations poétiques, 1823). Jérôme Ducros, que nous connaissons comme un excellent pianiste chambriste, propose dans cette commande de 2008 une fresque intérieure exprimée en deux temps : dans un premier temps une musique souvent dissonante et d’un ton plutôt inquiétant, qui se transforme, dans un deuxième temps, en une esthétique post-romantique. La mise en espace, non seulement pour le chanteur mais aussi pour tous les musiciens, permet de saisir la musique de manière plus vivante, sans que les mouvements ne gênent notre ouïe. La même remarque va — et surtout — pour les lieder de Mahler. Laurent Naouri apporte, avec sa voix, une riche expérience de scène aux jeunes interprètes enthousiastes. Formant un ensemble homogène et de haute volée, ils jouent tous les œuvres par cœur (excepté l’Art de la fugue). Le spectateur sent dans leur interprétation un bel esprit d’équipe, se complétant les uns les autres et apportant chacun leur pleine qualité, indispensable pour la musique de chambre.

Victoria Okada

Brieuc at The Paris Chamber Music Center

Brieuc is in Paris this month to perform at The Paris Chamber Music Center in the Parlez pas de Mahler Production.

Program 

Poulenc, Valse-improvisation sur le nom de BACH pour piano
Bach, Contrepoint XIX de l'Art de la Fugue
Haydn, Les Sept dernières Paroles du Christ (Extraits) pour quatuor à cordes
Ducros, La Mort du Poète pour baryton, cordes et piano
Beethoven, Variations sur la Flûte enchantée de Mozart pour violoncelle et piano
Mahler, Les Chants d'un Compagnon errant (arr. Arnold Schönberg)

 

Artists

Laurent Naouri, baryton
Javier Rodriguez, flûte
Bertrand Laude, clarinette
Nadia Bendjaballah, percussions
Sophie Aupied, accordéon
Ryo Kojima, violon
Brieuc Vourch, violon
Tanguy Parisot, alto
Caroline Sypniewski, violoncelle
Cécile-Laure Kouassi, contrebasse
Yedam Kim, piano

 

Artistic Direction

Jérôme Pernoo

 

Dates

November: 23, 24, 25, 30 - La Salle Cortot Paris

November: 30 - La Ferme du Buisson Noisiel

December: 1, 2, 7, 8, 9 - La Salle Cortot Paris

 

Links

www.centredemusiquedechambre.paris
 

     

 

 

 

Jérôme Pernoo on The Paris Chamber Music Center (in french)

Brieuc performs at Le Projet Imagine gala event in Paris

Brieuc will perform at the gala event of Le Projet Imagine taking place at the Hotel Meurice in Paris early november.


THE NGO LE PROJET IMAGINE
INSPIRE TO ACT


• Le Projet Imagine is an NGO that produces short, medium-length and full-feature films that are inspirational and move people to take action.
• All the productions of Le Projet Imagine NGO are aimed at the general public, everywhere in the world.
• Le Projet Imagine invites all those who are inspired by our messages and wish to do something to build a more just world to join the Imagine Movement.
• The NGO Le Projet Imagine has been granted special consultative status by the Economic and Social Council (ECOSOC) of the United Nations.

 

More informations: www.leprojetimagine.com

Testimonial Imagine - Cédric Villani